#3 « Il n’y pas de mauvaise équipe » L’exemplarité

« #3 Il n’y a pas de mauvaise équipe »  L’exemplarité

Christian CHARLAT le 11 Juin pour le  BLOG MON MENTOR. Com 

  

 

Avec cet article nous poursuivons une série de réflexions sur plusieurs concepts de management d’équipe que nous mettons sous la lumière.

 

L’exemplarité est un outil managérial qui n’a rien à voir avec la morale. Il ne s’agit pas d’atteindre la perfection morale.

 

Si nous devions la définir nous dirions que c’est la capacité pour le manager d’assumer les responsabilités particulières que lui confère ce rôle de figure d’autorité au sein de la collectivité.

 

Il se doit d’adopter le comportement et les attitudes demandées au reste des collaborateurs.

 

Nous vous proposons d’explorer cet incontournable du point de vue des collaborateurs d’abord et ensuite du manager lui-même.

 

 

Pour les collaborateurs le manager est leur exemple

 

On oublie trop souvent qu’en matière d’apprentissage le mimétisme est le premier pas de l’apprentissage. On commence par copier la référence avant de s’en affranchir et faire sa propre construction. Un peu comme un musicien qui a besoin d’apprendre la gamme avec son professeur ; écouter et s’inspirer des œuvres existantes avant de créer par lui-même.

 

A travers cette première illustration il est facile d’imaginer la contamination de l’entreprise si la ligne managériale n’est pas congruente avec la stratégie ou les valeurs de l’entreprise.

 

Pas étonnant dés lors que le reste de l’organisation dévie par rapport à ses objectifs.

 

Ensuite l’exemplarité rend concretce qui est attendu des collaborateurs. Le manager donne le tempo. Si les collaborateurs ou membres d’une équipe peuvent intellectuellement comprendre ce qui est attendu d’eux c’est par l’observation constante de leur manager qu’ils intégreront les valeurs et attitudes recherchées par l’entreprise.

 

A ce stade, il convient d’intégrer la notion de référence culturelle. Si l’entreprise a nommé telle personne à un poste à responsabilités c’est qu’il incarne les qualités recherchées par l’entreprise afin de réussir sa mission. Pour les membres des équipes de l’entreprise ce qu’ils observent concrètement dans la façon de s’exprimer, se comporter, interagir devient le cadre de référence auquel les collaborateurs vont s’identifier.

 

A travers ces quelques notions choisies on se rend parfaitement bien compte que tout décalage entre le discours du manager, son attitude et comportement sera vite et surtout très mal perçu par les membres de l’équipe. A terme, malheureusement le côté négatif l’emportera sur le positif et les objectifs affichés ne seront pas atteints.

 

Comme nous l’avons dit l’exemplarité est avant tout affaire de responsabilité du manager.

 

Pour être un bon manager il faut accepter la responsabilité particulière qui va avec.

 

Beaucoup de managers ne pensent leur fonction et leur poste qu’en rapport avec les résultats passés obtenus ou la mission technique particulière qui est la leur. Rarement ils prennent (en tout cas au début) l’importance particulière de cet aspect de leur mission. Dés que l’on est nommé manager on se doit d’adopter de nouveau comportements et attitudes.

 

Deux éléments méritent une attention particulière.

 

Le premier à trait à l’exigence. L’exemplarité suppose que le manager ne demande à ses équipes que des choses, certes ambitieuses, mais réalistes et réalisables. Il n’est pas question d’admettre de pouvoir avoir une exigence vis-à-vis de ses collaborateurs qui dépasserait ce qu’on  se demande à soi même.

 

A ne pas confondre avec ce que le manager est capable de faire car l’un des intérêts des compétences d’une équipe est justement de pouvoir faire d’autres choses d’avoir d’autres compétences.

 

Ensuite le manager devra toujours veiller à se situer au niveau de la preuve.Son comportement, son attitude, ses actes devront être congruents avec son discours. La communication n’a jamais été l’art de dire n’importe quoi et encore moins de se livrer à un exercice de forme non suivi d’effets.

 

Ce deuxième point est le premier auquel tout manager ou leader doit veiller. Pas de sur promesses ; d’envolées lyriques suivies d’actions anémiques. Pas de propos définitifs contredits par les faits dans la foulée.

 

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