Comment atteindre ses objectifs grâce à l’intelligence émotionnelle ?

#4 « Comment atteindre ses objectifs grâce à l’intelligence émotionnelle » Concentration & méditation de pleine conscience

Christian CHARLAT le 11 Août  2018 pour BLOG MON MENTOR. Com 

 

La concentration et La méditation de pleine conscience»

Dans la partie management de soi qui est l’une des dimensions de l’intelligence émotionnelle ; nous poursuivons notre série d’articles sur l’IE avec aujourd’hui la capacité à atteindre ses résultats.

C’est une qualité que les anglo-saxons placent sous un vocable générique « achievements orientation » que l’on pourrait traduire dans la capacité à se donner des objectifs et des défis et les atteindre.

Ce qui caractérise les personnes qui ont ce trait de caractère est leur capacité à :

  • Se donner des défis personnels et professionnels et tout mettre en œuvre avec constance pour les atteindre.
  • Ce sont des personnes qui aiment réussir, pousser leurs limites, celles de leurs équipes également.
  • Prennent l’entière responsabilité de leurs actes et résultats et en tirent les leçons pour améliorer leurs performances.

Formulé ainsi c’est assez tentant pour tout un chacun de vouloir ressembler à ce type de profil. Toute la question, est alors, de se demander comment y parvenir ?

Il nous semble que deux savoir-faire doivent être travaillés afin de ressembler à ces leaders qui gagnent.

La capacité à être concentré sur son objectif et l’apport de la méditation de pleine conscience ou si vous préférez l’attitude de pleine conscience dans notre vie quotidienne.

L’intelligence émotionnelle n’est pas un concept abstrait c’est avant tout une boîte à outils qui permet à l’individu de se réaliser. Et comment mesurer cette réalisation ? On peut la mesurer qualitativement c’est le fait pour le sujet de se sentir mieux. Quantitativement c’est la capacité à atteindre ses objectifs personnels et ou professionnels.

Nous présenterons, dans cet article deux techniques qui nous seront utiles. La méditation de pleine conscience et la concentration.

 

Commençons par la concentration.

 

LA CONCENTRATION

 

C’est un lieu commun que d’affirmer que nous papillonnons toute la journée d’une sollicitation à une autre, d’un mail à un sms, puis un échange avec un collègue, une réunion, un article à regarder sur son smartphone etc.

C’est tellement entré dans les mœurs que la psychologie a inventé un nouveau trouble cognitif appelé TDA trouble de l’attention quand le sujet est incapable de rester attentif à ce qu’il voit entend, lit ou écoute plus que quelques très courtes minutes voire secondes. Parfois sans en avoir toujours conscience.

Nous avons besoin d’attention pour progresser, être certain de bien comprendre ce que nous lisons, afin de bien fixer un nouvel apprentissage, bien analyser un problème, bien écouter et comprendre un interlocuteur.

La capacité à focaliser notre attention, sans se laisser distraire, pendant le temps nécessaire à la solution d’un problème, à un apprentissage, à la compréhension d’une situation, à l’écoute attentive d’un interlocuteur devient une source d’efficacité personnelle et professionnelle.

Les nombreuses sollicitations, sans lien, avec l’objet de notre attention du moment ne proviennent pas seulement de l’extérieur. La solution serait somme toute assez facile à préconiser. Faites abstraction, pendant un laps de temps nécessaire à votre sujet du moment, de toute sollicitation externe et vous pourrez ainsi vous consacrer uniquement et totalement à votre tâche du moment.

Mettez votre portable en veille, fermez la porte de votre bureau, mettez votre ligne directe sur la messagerie, faites de votre table de travail un espace libre de tout encombrement afin de n’avoir sous les yeux que l’objet de votre attention (rapport à lire ou écrire par exemple).

L’attention durable est à ce prix. C’est une ascèse il convient de bien organiser son espace de travail, les séquences de sa journée, les conditions matérielles de l’attention.

Dans les années 80 toute une philosophie d’origine japonaise avait fait son apparition selon le concept de bureau zen. En fait il s’agit de libérer sa table de travail ou son espace de travail de toute source de dispersion de son attention. Cette méthode préconisait de travailler sur une table vide (d’où l’expression de zen qui présuppose la simplicité et la sobriété) de tout autre dossier, feuille ou autre pour n’y poser que les documents indispensables au travail du moment.

Supprimées les piles de dossiers correspondants à des affaires en cours, en retard etc. C’est assez logique, la seule vue de tout ce qu’il y a à faire est assez souvent décourageant ; sentiment, tout le monde en conviendra, contre-productif.

C’est une organisation personnelle, de bon sens, à mettre en place qui fait, en définitive, gagner beaucoup de temps. Une tâche exécutée sous l’emprise de plusieurs interruptions prend en moyenne 4 fois plus de temps à être réalisée que celle réalisée sans interruption.

De surcroît ces interruptions sont source de fatigue nerveuse.

C’est ainsi que dans les open-space des entreprises un langage codifié s’est mis en place. Si je mets des écouteurs sur les oreilles cela signifie que je veux m’abstraire du bruit environnant et prière de me laisser travailler sans m’interrompre !

C’est sans compter sur les sollicitations internes. Notre esprit vagabonde et nous déconcentre entre 20 et 40% du temps éveillé ; même quand nous pensons être parfaitement attentifs à ce que nous faisons. Ce bavardage interne incessant (souvent inconscient) peut même entraîner ce que l’on appelle des biais cognitifs qui nous font envisager les sujets sous un angle partiel voire partial. Quand il n’est pas franchement néfaste à l’atteinte d’une solution rationnelle.

On le voit bien la concentration est un muscle qui se travaille mais qui doit être aidé. Certaines décisions matérielles sont à prendre (aménagement de votre espace de travail, rituels de concentration). D’autres décisions sont à prendre afin de mieux maîtriser notre dialogue interne afin qu’il devienne plus productif. C’est-à-dire conforme aux objectifs que nous souhaitons atteindre. Et c’est là que la méditation de pleine conscience fait son entrée. C’est l’outil parfait afin de bien détecter ce langage interne, ce que l’on peut appeler le bavardage mental.

 

LA MEDITATION DE PLEINE CONSCIENCE

Nous vous invitons à lire notre article ICI paru en Juillet 2017 sur ce sujet ainsi que la fiche pratique « Comment pratiquer la méditation de pleine conscience » ICI.

Le mot méditation peut, et nous le comprenons, rebuter certaines personnes qui ne veulent pas investir de temps dans une pratique à laquelle ils ne croient pas. C’est une position audible. Remplacez alors méditation de pleine conscience par attitude de pleine conscience. Il est possible de mettre la pleine conscience dans sa vie personnelle et professionnelle sans avoir besoin de pratiquer la méditation en tant que telle.

La méditation ou la posture de pleine conscience suppose :

  • D’être dans l’instant présent
  • D’observer les phénomènes intérieurs (sensations, sentiments, émotions, idées, images, sons, dialogue intérieur etc.) qui nous traversent en permanence sans les rejeter, y adhérer, et encore moins les enfourcher.

A travers cette définition, très simple de la posture de pleine conscience on comprend bien en quoi elle complète notre travail sur l’intelligence émotionnelle.

En effet, l’IE suppose la conscience et la compréhension de ses émotions afin de les exprimer et les exprimer de manière appropriée aux circonstances. Nous avons vu également que notre attention, notre concentration peuvent être pollués par des phénomènes internes. La posture de pleine conscience et a fortiori la méditation de pleine conscience permettent de réduire considérablement dans leur durée et conséquences ces interruptions.

Notre époque se caractérise par de nombreux phénomènes bien connus :

  • Raccourcissement du temps
  • Digitalisation des échanges d’informations et donc tout le monde s’habitue à tout obtenir en trois clics ce qui veut dire quelques secondes. La patience n’est pas une vertu entretenue par notre époque
  • Les cycles économiques sont de plus en plus courts et les changements de plus en plus rapides et amples dans leurs conséquences.
  • On demande aux collaborateurs et a fortiori à leurs dirigeants beaucoup de choses simultanées et contradictoires parfois. Mais il y a une constance qui est celle de l’obligation de résultat quoi qu’il arrive.

Cette liste n’est pas exhaustive, bien évidemment, être concentré et constant sur ses objectifs et maîtriser son monde intérieur sont et seront des atouts décisifs pour ceux qui voudront réussir.

 

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