Developper son efficacité professionnelle avec l’intelligence émotionnelle

# 3 Intelligence émotionnelle « Comment développer votre efficacité professionnelle grâce au contrôle émotionnel »

Christian CHARLAT le 26 Juillet 2018 

 

 

D’après vous sommes-nous au top de nos compétences quand :

* Nous voyons et développons à l‘envie le côté négatif d’une situation ?

* Perdons notre sang froid et paniquons ?

* Décidons dans la précipitation sans prise de recul ?

* Passons un savon à un collaborateur ?

* Utilisons dans notre communication des mots et tournures de phrases excessives, violentes, humiliantes ?

 

La réponse semble aller de soi ; les effets, en dehors d’une satisfaction liée à un soulagement temporaire, sont négatives tant pour la structure, nos collaborateurs et nous même à la longue.

Il existe de options plus intéressantes. En tout cas tous les exemples cités plus haut conduisent à une impasse.

 

Comment pourrions-nous définir le contrôle émotionnel ?

Il y a plusieurs éléments essentiels à un bon contrôle émotionnel :

– la capacitéà ne pas être le jouet de ses émotions et sentiments. C’est à dire d’éviter les réactions impulsives

– la capacité à générer un état positif propice à réussir et faire réussir son environnement

 

L’impulsivitése manifeste assez souvent au travers de personnes dont on voit bien que dès qu’elles ont une sollicitation externe leur réponse, remarque, réaction fusent dans l’instant. C’est l’absence de secondarisation ; c’est à dire la capacité à d’abord comprendre ce que l’on ressent puis l’exprimer de manière contrôlée, volontaire.

Réagir sur l’instant c’est s’exposer dans le milieu professionnel à parler trop vite selon l’expression. Surtout se faire des “ennemis” par maladresse car on a dit quelque chose qui a pu blesser ou contrarier une à plusieurs personnes dans l’assistance sans réelle volonté de nuire au demeurant. Ce qui est frappant chez les personnes trop impulsives, c’est souvent le regret de mesurer les conséquences de ce qu’elles disent alors que selon elles ça n’était pas important. Il y a toujours comme un décalage entre leur perception de ce qu’elles font et disent et leur appréciation des réactions de ceux qui reçoivent, jugées inappropriée alors que ce sont leurs mots, attitudes, comportements qui sont inappropriés. Très souvent cette impulsivité se double d’une émotivité forte.

 

Ne pas se laisser submerger par le négatif. C’est une évidence triviale que d’affirmer en voyant et recherchant le côté positif des choses on se donne plus de chances de réussir et faire réussir les autres. Et pourtant certains se complaisent dans l’expression négative des aspects négatifs de toute situation.

Selon l’expression le pessimisme est d’humeur et l’optimisme de volonté. Cela suppose qu’une bonne compréhension de ses états internes permet immédiatement d’opter pour une approche plus positive et constructive des choses.

 

Quels bénéfices attendre d’un travail sur le contrôle émotionnel ?

Le premier bénéfice est une réaction appropriée à la situation. C’est à dire une réaction en phase avec le contexte, l’ambiance, les interlocuteurs.

Tous les managers qui ont travaillé sur leur contrôle émotionnel ont enregistré une nette amélioration de leurs relations avec leur environnement. Une meilleure implication de leurs collaborateurs ; un leadership plus accepté et efficace.

Ils prennent conscience que souvent ça n’est pas tant une situation qui pose un problème mais la réaction et la façon dont on réagit face à une situation.

Ceci nous amène à souligner que la maturité consiste à admettre que tout ne peut pas toujours aller parfaitement selon ses souhaits. Si la frustration est un sentiment que les managers « sous contrôle » peuvent éprouver ils reconnaissent très vite qu’il n’est pas raisonnable d’attendre la perfection en tout lieu et toute époque. Que les contrariétés, contre temps, font partie de la vie et que par conséquent ils gèrent mieux les creux selon l’expression admise.

La communication du manager s’en trouve améliorée car les expressions sont plus mesurées, plus justes, plus écoutées et entendues. L’excès est rejeté par les interlocuteurs de manière habituelle.

Bien évidemment moins de conflits interpersonnels dans leur service ; l’attitude du manager finit toujours par influencer le comportement global du corps social dans lequel il évolue.

Enfin, le manager comprend mieux ses biais cognitifs et peut ainsi plus facilement les identifier et les surmonter.

Il est important de noter qu’étant « secondarisé » il voit mieux le lien entre son comportement et les réactions de ses interlocuteurs. En gérant ses propres attitudes il peut piloter les réactions de son environnement vers plus d’efficacité collective.

 

Comment s’y prendre afin d’améliorer son contrôle de soi ?

 

Bien évidemment entre la conscience de soi évoqué dans le précédent article et le contrôle de soi il existe un lien évident. Cela suppose que le sujet soit en mesure de bien identifier le type de sensations et sentiments qui montent en lui. Cette seule prise de conscience permet la secondarisation.

C’est la secondarisation qui autorise les options. Au lieu de « foncer tête baissée » dans une réaction en réponse à une sollicitation la personne va plutôt tenter de comprendre, poser des questions avant de s’exprimer et adopter l’attitude ou la réponse la plus en phase avec les objectifs poursuivis.

De surcroît la réponse sera, par construction, plutôt positive en essayant de voir quel parti positif on peut tirer de la situation. On n’insulte pas l’avenir en adoptant une position équilibrée, exprimée de manière juste. On confond trop souvent la tonalité et le fond de ce que l’on veut dire. Personne ne prétend qu’il faut abdiquer son droit de dire les choses ; simplement on peut exprimer les mêmes idées, faire les mêmes remontrances mais de manière plus audible. C’est important pour un manager d’exprimer ce qu’il attend, ce qu’il veut. De manière générale son environnement veut lui donner satisfaction. Encore faut-il le demander…et clairement.

Le contrôle de soi n’est pas bien évidemment l’amputation, le refoulement de ses sensations, ou émotions. Au contraire on les laisse émerger, vivre mais on refuse de se laisser emporter et de les enfourcher. Souvent elles viennent de nous ; si elles nous renseignent sur nous elles ne sont pas nécessairement adaptées à l’environnement, à la situation, au contexte. C’est un matériau brut qu’il convient de travailler avant de le mettre en vitrine.

Le contrôle de soi est tout simplement le contrôle, c’est-à-dire la maîtrise de l’expression de nos émotions et sentiments. Pas leur négation, leur suppression, leur refoulement non. Il s’agit de les exprimer de manière efficace pour soi et pour son environnement.

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