Faut il s’inspirer des méthodes des forces spéciales

Faut-il s’inspirer des méthodes des forces spéciales ?

 

Christian CHARLAT le 30 Septembre 2017

S’inspirer des méthodes des forces spéciales : la War-Room.

Dans les opérations spéciales l’exécution fera le succès de l’opération, comme en entreprise. Pour délivrer une bonne exécution la préparation est cruciale. Un lieu joue un rôle important et matérialise la « méthode » la War Room.

Plusieurs points de cette méthode de préparation des forces spéciales méritent qu’on s’y attarde.

  • Toute l’équipe en charge de la mission est présente dans la même salle et prépare l’opération en équipe.
    On s’assure ainsi du partage des informations ; de la bonne compréhension par les futurs acteurs de la mission du quoi et du comment également. Cette phase de préparation permet déjà de souder l’équipe autour du projet. Cela donne aux participants le même niveau de connaissance et d’information.
  • Les murs de la salle sont utilisés pour permettre une meilleure visualisation, tout en un seul lieu, de tous les paramètres de la mission.
    Sur un pan de mur on aura la mission expliquée de manière très précise. Le nom de code qui lui sera attribué.
    Sur un autre les différentes étapes nécessaires, avec les noms des responsables, le timing, les moyens matériels et humains nécessaires.
    Tous les risque sont également répertoriés, évalués et les solutions ou options de sorties envisagées.
  • Certaines valeurs et règles qui renforcent la cohésion du groupe et sa motivation figurent en bonne place sur ces murs.
    « Prière de ne pas subir » « pas de grade » « pas de nom »
    La première maxime rappelle, s’il en était besoin, que l’état d’esprit est important dans toute réalisation. Si l’on adopte une attitude attentiste, si l’on renonce, l’objectif ne sera pas atteint. Vraisemblablement les choses ne se dérouleront pas comme prévu ; ce qui feront la différence sera la capacité d’inventer de nouvelles options, d’anticiper, de prendre le leadership quel que soit son grade, d’être en initiative.

Le pas de grade est également savoureux. Chacun doit pouvoir s’exprimer être écouté et son point de vue pris en compte. Aucune question dans la War Room, d’où qu’elle vienne, ne doit rester sans réponse.

Pas de nom nous renvoie aux problèmes d’ego qui peuvent être destructeur en entreprise. Le succès ou l‘échec viennent de l’équipe et non d’un individu seul qui ne peut pas grand-chose.

Le concept de War Room se développe dans les entreprises sous d’autres noms moins connotés militairement. On parlera de salle de crise, de salle stratégique, salle de veille.

Les tableaux blancs sont remplacés par des murs couverts d’écrans tactiles sur lesquels des chiffres et informations peuvent apparaître, des commentaires écrits peuvent y être apposés également afin que les participants Co construisent les options de solutions et d’actions. Le principe est de réunir en un lieu, tous les acteurs et toutes les informations nécessaires et utiles à la solution d’une situation.

Les forces spéciales en ont fait leur mode de fonctionnement en « mode projet » permanent. Pour le moment, les entreprises réservent ce concept et méthode aux situations exceptionnelles ou aux sujets particuliers.

Concernant ce deuxième point, le sujet le plus rencontré concerne la veille des réseaux sociaux avec des écrans qui suivent, en temps réel et en permanence ce qui se dit sur l’entreprise.

Le concept de War room, en tout cas, permet de réduire certaines causes connues et classiques de dysfonctionnements dans les projets ; manque de partage de l’information, dispersion des données, coopération entre individus et services non optimum, perte de vue des objectifs et buts, dilution des responsabilités et obligations de délivrer…

Si les transpositions telles quelles semblent peu pertinentes ; les implémentations après adaptations aux besoins sont à encourager.

 

 

 

 

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