la Revolution digitale c’est maintenant !

Christian CHARLAT le 23 Décembre  2017 pour Blog Mon Mentor.com

 

La Révolution digitale c’est maintenant !

 

Comme tous les phénomènes nous sommes capables de les prévoir, les expliquer. Ce qui est plus difficile à appréhender c’est toujours l’ampleur du changement et sa vitesse.

Nos capacités d’adaptation également vont être mises à rude épreuve dans les mois à venir.

Aujourd’hui, ce phénomène est presque devenu un sujet d’actualité convenu dans toute convention d’entreprise.

Et pourtant sommes-nous bien au fait des implications de ce phénomène ? je ne crois pas.

Que pouvons-nous dire des tendances qui vont rester, une fois l’effet de mode passé ?

 

J’en citerais dix qui m’enthousiasment et que je souhaiterais voir comme des références dans notre société et nos entreprises de manière générale.

 

Le client au cœur de tout nouveau produit ou service.

La voie a été ouverte par le web design. Les UX designers et UI designers ne travaillent plus que dans un aller et retour constant avec le client. Que souhaite il voir où et comment ? Si les produits et services sont bien dans toutes les entreprises à destination des clients, force est de constater que le digital a pris des habitudes de travail où le client est intégré dans le processus de production ce qui n’est pas le cas dans toutes les entreprises loin s’en faut.

Combien de produits finis tiennent compte des contraintes internes et finissent sur le marché et demandent un effort d’adaptation du client.

 

Clairement le pouvoir est aux mains des clients et c’est bien.

 

La disruption accélère la rapidité de ces changements

Si le changement n’est pas une nouveauté historique. Nos sociétés et toutes les époques ont dû faire face au changement. Ce qui frappe c’est la rapidité de ces changements et leur ampleur.

Sans y prendre garde le digital a révolutionné le tourisme, la consommation de produits culturels je pense à la musique en ligne aujourd’hui (pour ne prendre que ces deux exemples). Uber a mis à mal nos bons vieux taxis. Avec les FINTECH, c’est au tour du secteur financier dans son ensemble d’être au cœur du mouvement.

Partout où il passe les choses ne sont plus comme avant. Obligeant les acteurs à des adaptations de grande ampleur en peu de temps.

Selon un business model bien arrimé maintenant ils se saisissent d’un sujet mal traité par les acteurs traditionnels, « l’adressent » selon leur terminologie à moindre coût pour le client et avec un meilleur service.

 

La tentation de supprimer les intermédiaires

Le peers to peers c’est-à-dire mettre l’offre et la demande en face à face sans intermédiaire devient la règle.

Blablacar, RBNB, mettent particuliers offrant un voyage ou louant leur résidence en face à face sans intermédiaire. L’offre et le besoin se conjuguent parfaitement. Sans intermédiaire.  Les hôteliers classiques et autres loueurs de voitures subissent cette « concurrence » d’un nouveau genre. Qu’est-ce que le crowfunding si ce n’est mettre les porteurs de projets en relation avec les particuliers investisseurs.

Le digital permet de créer en permanence des markets place c’est-à-dire des places de marché virtuelles sur tous les sujets.

 

Le retour de la liberté voire du libertaire ?

Avec le BITCOIN véritable sujet de mode et son corollaire de sécurité la block Chain tout le monde de l’informatique est sur le pont. Même les banques et l’incontournable TV Bloomberg commentent la volatilité de cette crypto monnaie dont on oublie de dire qu’il en existe des centaines dans le monde.  Oubliée également, la philosophie sous-jacente qui est la non confiance dans le système, la liberté totale, sans laisser de trace. Le pseudo devient l’identité officielle. Et ça n’est pas l’affaire Snowden qui a permis un ralentissement de ce phénomène. (580 Milliards de USD tout de même de masse monétaire pour ces crypto monnaies). Je ne sais pas s’il faut appeler cette tendance libertaire à la généralisation ; en tout cas le droit à l’anonymat oui. Beaucoup d’entreprises semblent tout miser sur le big data, l’open source, l’open data ; attention toutefois à ne pas oublier, au passage, la volonté de ceux qui veulent conserver la maîtrise des informations qui les concernent et leur utilisation. Ça serait, de mon modeste point de vue aller trop vite en besogne.

 

La communauté comme point de référence

Le commentaire est roi. Il est sollicité, demandé, espéré. Se crée une génération qui décide qu’après consultation de sa tribu. Ce sont des tribus multiples, temporaires, animées à un moment donné par un intérêt commun. C’est-à-dire ceux qui ont acheté le même produit, le même service, sont animés par les mêmes intérêts ; danger donc pour les entreprises intermédiaires traditionnelles. Tout se sait et vite.

L’actualité regorge de communications plus ou moins adroites face à la crise. Après le collectif s’organise et les plaintes (nouvelle class action à la Française) pleuvent. Les consommateurs chassent en bande.

Après l’individualisme forcené des dernières décennies le digital recrée le lien social et le sens de la collectivité et du collectif.

 

De nouvelles méthodes de travail

Qui n’a pas entendu parler des méthodes Agile, Scrum et autres anglicismes venant tout droit du monde de la gestion de projet et revu par les programmeurs.

Les créateurs de logiciels ont inventé un monde à eux avec ses codes, ses réunions, ses livraisons, son mode de communication et management.

Les entreprises traditionnelles sont toutes attentives à ce mouvement et les formations Agile se multiplient. Tout le monde parle et veut penser et agir Agile.

Effet de mode ou tendance lourde en tout cas ayant vécu les deux modes de gestion de projet le deuxième est plus fun et plus efficace.

La motivation des équipes se créée grâce à l’autonomie, le travail en équipe, la transparence etc..

C’est une tendance à généraliser.

 

L’altruisme et le collaboratif nouvelles valeurs de l’entreprise

Sur le net et dans le digital il faut savoir démontrer, donner avant de prétendre facturer. C’est un état d’esprit où le partage est de mise. Le concept de freemium apparaît ; on commence par offrir un service de qualité et après si le client veut développer les usages de son logiciel il paye la montée en gamme des services. C’est ainsi que fonctionne la gamme adobe on peut utiliser PDF gratuitement mais pour Illustrator ou Photoshop il faut payer un abonnement.

Les hackathons ont le vent en poupe, il s’agit de représentants de sociétés du net et du digital qui se rencontrent pour échanger sur leurs méthodes de travail ; leurs réalisations ; en toute transparence. L’échange est roi. On n’imagine mal les acteurs d’autres secteurs d’activité se rencontrant pour échanger des bonnes pratiques, des idées et réfléchir en commun…

Et pourtant nous y viendrons. Il y a beaucoup de choses que l’on peut résoudre en mettant nos intelligences en commun sans que la concurrence (loyale) soit supprimée et que les acteurs y perdent en part de marché, rentabilité etc… au contraire ; Je sais c’est contre intuitif, plutôt contraire aux pratiques bien ancrées et pourtant… les synergies créent plus de valeurs que la concurrence frontale nourrie au secret. Si tout est transparent, public et les consommateurs invités il n’y a plus de risque d’être taxé d’entente illicite. Notre droit devra évoluer avec ce monde qui bouge, phosphore et avance.

 

La transparence

Le digital fluidifie les échanges d’informations ; facilite la visibilité de tout un chacun sur le net. Le copié collé est très vite identifié. Les tarifs « cachés » ne sont pas admis.

Prenez n’importe quelle site internet de Fintech, TRANSFERWIZE par exemple, en une page on sait quelle est l’offre, combien la transaction va me coûter. En l’occurrence il s’agit d’un site qui propose une solution simple pour les virements internationaux.

Cette tendance à la transparence est bien évidemment une bonne chose à encourager dans tous les domaines économiques et pas seulement…

 

La fin du management classique

Les phénomènes évoqués plus haut ne peuvent s’arrêter au seuil des organigrammes et pratiques managériales ancestrales.

Dans un monde qui évolue, qui bouge avec des phénomènes de plus en plus rapides seul le collectif peut avoir du sens.

Dès lors les notions de hiérarchie, de notes annuelles, de commandement, de périmètre, directions générales vont voler en éclats. Au profit d’équipes auto administrées autour d’un projet.

Le savoir-faire et la livraison de produits ou services finis deviendront la réalité concrète du travail réalisé. La satisfaction client l’étalon d’évaluation du travail.

Là aussi le pouvoir va changer de mains et c’est mieux ainsi.

La France est au cœur de ce mouvement

Si les GAFA sont des entreprises nord Américaines l’un des pays au monde où ce mouvement est le plus dynamique c’est la France.

Notre formation, notre état d’esprit se marient bien avec les besoins du digital. Il faut savoir créer, travailler en collectivité, casser les codes, être innovant, artistique, intelligent, surprenant, travailleur (liste non exhaustive). Bref les Françaises et les Français nourrit par une longue tradition de ruptures savent faire.

Nous pouvons collectivement être confiants sur notre position, nos capacités et notre potentiel.

 

Si la révolution numérique c’est maintenant ; pour nous c’est notre moment.

 

Un univers nouveau s’ouvre devant nous. Nul ne sait où il nous conduira. Pour autant le chemin s’annonce enthousiasmant.

 

Je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année

 

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